Sus aux solécismes, haro sur les barbarismes

L’Académie française, dans la huitième édition de son Dictionnaire, soulignait que « Le barbarisme et le solécisme sont les deux principaux vices d’élocution ”. Quelque grande puisse être l’influence du milieu anglophone dans lequel nous vivons, les expatriés se doivent de corriger ces vices.

Pour mémoire, selon le même Dictionnaire ,le solécisme est « une faute contre la syntaxe au regard de la grammaire » alors que le barbarisme est « une faute contre le langage soit dans la forme ,soit dans le sens du mot (mot créé ou altéré ,dévié de son sens ,impropre….Faute caractéristique d’un étranger (gr. barbaros) particulièrement celle qui consiste dans l’emploi d’une forme inexistante, par opposition avec le solécisme, qui est l’emploi fautif dans un cas donné d’une forme par ailleurs correcte. Nominer pour nommer, citer est un barbarisme. »

Lors d’une récente réunion d’expatriés, l’animateur avait demandé à plusieurs expatriés de faire une courte présentation sur l’activité du domaine dudit membre. Les solécismes et les barbarismes émaillant  les discours étaient  affligeants pour qui respecte la langue française.

La perle des solécismes revient à un intervenant  qui a commencé son intervention par la phrase : « J’écoutais ce que vous parliez ». Non, je n’invente pas !

Les barbarismes sont beaucoup plus fréquents que les solécismes dans la bouche des cadres expatriés.

Nombre d’entre eux sont l’expression d’un laxisme lexical, d’une paresse intellectuelle, de snobisme  et d’un manque inadmissible de respect de la langue française. Comment autrement qualifier le discours tenu par un des expatriés : « Anyway, il faut continuer… », ou ordonnant à un des intervenants  de «  faire ton overview rapidement » et, plus tard, ajoute qu’il faudra convaincre « d’autres villes on the road » de participer.

Les intervenants qui parlèrent d’une certaine industrie ont fait assaut de barbarismes en observant que dans cette industrie, le « retail » était « drivé » par ceci ou cela. Le « commerce de détail » et son pendant le « commerce de gros » ont-ils disparus ? Au lieu de « drivé » pourquoi ne pas dire « mus par les moteurs.. ». Le barbarisme « retailization » m’a laissé pantois .Il est nécessaire de dire « tendance » au lieu de « trend ».

De même, « data center » ou « centre de data » doit céder la place à « centre de données » et n’est-il pas plus exact de dire « amélioration de la performance » au lieu de « augmentation de la performance »?

Plusieurs barbarismes méritent une mention particulière :

« Challenge »

Plusieurs intervenant ont employé le mot « challenge », l’un d’entre eux ayant même poussé le vice jusqu’à dire « être challengé ». Le mot « challenge » existe bien en français mais pas dans le sens de la phrase. En français moderne un « challenge » selon le Trésor de la langue française est une «  Épreuve périodique entre deux sportifs ou deux équipes pour la conquête d’un titre ou d’un trophée (coupe, statue, etc.) que le vainqueur garde en dépôt, puis cède au vainqueur d’une nouvelle épreuve. Lancer, gagner un challenge; faire disputer un challenge. ».Le sens sportif du mot nous vient de l’anglais : vers 1380 le mot anglais « challenge », emprunté au vieux français, avait pris le sens de « défi dans un combat ». En ancien français, le mot « chalongier » ou « chalengier » signifiait « chicane, attaque, défi » (XIIe s.).Le mot provenait  du latin classique calumnia terme juridique « accusation fausse, chicane » formé sur le participe du verbe « caluor » = »chicaner, tromper » puis « réclamation, accusation, litige » en latin médiéval.

L’Académie dans sa 9ème édition estime que ce mot doit être écrit « chalenge » car «  (On écrit aussi, moins bien, Challenge.) et que le sens de « provocation, défi » est  un emploi déconseillé.

Ainsi, pour être correct, il convient d’employer le mot « défi » pour traduire « challenge » sauf si le contexte sportif permet l’emploi du mot « challenge ».

« basique »

C’est un faux ami qui est encore une mauvaise traduction de l’anglais « basic ».L’Académie dans la neuvième édition de son Dictionnaire limite l’emploi de l’adjectif basique à la chimie (= qui a les propriétés d’une base) et à la minéralogie (=roche ou sol de composition alcaline).Il fallait dire choses relativement élémentaires.

« profitabilité »

Si les mots « profit » et « profitable » sont acceptés dans la 9ème édition du  Dictionnaire de l’Académie, le mot « profitabilité » n’y figure pas. Il en est ainsi dans le Trésor de la langue française (Tl). Il faut dire plutôt « rentabilité » (=Aptitude à engendrer des profits, des bénéfices » Tlf.).Notons que « profit » n’a pas qu’un sens matériel .Selon la 9ème édition le « profit » : est un  « Avantage d’ordre pratique, moral ou intellectuel que l’on retire d’une chose, bénéfice…ÉCON. Revenu résiduel, correspondant aux recettes d’une entreprise desquelles on a soustrait les coûts de production et de distribution des biens et des services produits. Profit d’exploitation. Compte de profits et pertes, Passer par pertes et profits. »

« Flop »

Un des intervenants estima que la stratégie de diversification d’une certaine industrie avait été un « flop ». Ce mot ne figure ni à la 9ème édition du Dictionnaire de l’Académie ni dans la base informatique du Tlf. Si certains dictionnaires, Larousse ou Robert, le mentionnent, ils s’accordent à considérer que cet anglicisme est d’un emploi familier utilisé principalement pour indiquer l’échec d’un roman ou d’une pièce de théâtre.

Dans Les Mémoires d’Outre-tombe (t.2, 1848, p.702) Chateaubriand observait qu’  « Une langue (…) ne saurait changer sa syntaxe qu’en changeant son génie. Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. » Très rares, sinon inexistants, sont les barbarismes faits par les expatriés que l’on pourrait objectivement considérer comme des barbarismes heureux car, pour l’essentiel d’entre eux ils ne sont que l’expression du laxisme lexical précité.

Trentenaire

Suite à mon billet sur les quarantenaires mon ami Jean-Martin m’écrit: “c’est bien aussi de trentenaire (et pas de trentagénaire!) que je qualifierais une personne ayant de 30 à 40 ans… ». Cette pertinente observation mérite examen car, bien entendu le mot « trentagénaire » n’existe pas plus que les mots « vingtagénaire » ou « vingtenaire » !

Le mot « trentenaire » en Moyen Français (1330-1500) signifiait « un ensemble de trente jours ». Son acception usuelle « durée de 30 ans » est  récente .On la trouve pour la première fois dans la 7ème édition du Dictionnaire de l’Académie française (1878) avec le même sens que dans le Littré (1872, suppl.1877). C’est encore ce sens que donne la 8ème édition de 1935.

Cependant, les dictionnaires plus récents manifestent une confusion certaine. Tous reprennent le sens précité mais si le Dictionnaire culturel en langue française publié en 2005 sous la direction d’Alain Rey en reste là, le Dictionnaire historique de la langue française (1992) aussi publié sous la direction d’Alain Rey ajoute, comme le fait le Petit Larousse (2004), le sens de « qui a entre trente et quarante ans ». Le classique Robert ajoute également le sens de «  Dont l’âge est compris entre trente et trente-neuf ans » mettant en évidence l’erreur commise par le Petit Larousse et par le Dictionnaire historique ( entre 30 et 40 ans au lieu de entre 30 et 39 ans!).

Le Trésor de la langue française indique que le sens de « personne âgée de trente ans » est rare donnant un article du Nouvel Observateur de 1981 comme emploi. Ce sens est-il le même que  celui «  Dont l’âge est compris entre trente et trente-neuf ans » ? On peut en douter. Dans le dernier cas il s’agit d’une personne ayant  la trentaine alors que dans le premier la personne a 30 ans ni plus ni moins.

La diffusion des dictionnaires soit par internet soit par applications pour tablettes ne fait qu’augmenter la confusion. Ainsi, sur la page Conjugaison du Nouvel Observateur le sens « qui dure trente ans » est qualifié de « rare » et l’emploi comme nom fait l’objet du commentaire : « par plaisanterie la personne qui a trente ans ». La version électronique du Robert rejoint Conjugaison, traitant de « rare » le sens de « durée de trente ans », mais reprend le sens de de «  Dont l’âge est compris entre trente et trente-neuf ans » alors que le Larousse électronique limite le sens à la durée, tout comme le faisait l’édition 1905 éditée par M. Claude Augé l’auteur du Dictionnaire ( Larousse) complet illustré de 1889 .Cette version électronique omet ainsi sens d’âge de la personne que la version papier de 2004 du dictionnaire mentionne. Dans Wiktionnaire les deux  sens figurent alors que dans Wikipedia l’article « trentenaire » reste à créer !

Faut-il donc accepter le sens de « qui a entre trente et trente-neuf ans » ? L’Académie française n’étant pas encore arrivée à la lettre T dans sa 9ème édition, il nous faut l’attendre pour être définitivement fixé. Entretemps, vu l’absence d’autre mot pour ce sens, je crois cet emploi du mot « trentenaire » justifié.

Quarantenaire ou quadragénaire ?

Dans l’édition du 22 janvier 2013 (Sports p.3) Marc Antoine Godin journaliste sportif au quotidien canadien La Presse signe un article intitulé “La fougue des quarantenaires » dans lequel il admire les prouesses de joueurs de hockey frisant la quarantaine comme Alex Kovalev ou comme Jaromir Tagr et Ray Whitney qui eux ont une quarantaine bien sonnée. Le mot « quarantenaire » pour désigner une personne ayant entre 40 et 49 ans est-il bien utilisé par M. Godin ?

Le suffixe « –aire » ajouté à un adjectif numéral dénote en règle générale la durée. Ainsi « trentenaire » signifie une durée de 30 ans ou qui existe depuis 30 ans. : le droit connait la prescription trentenaire. On utilise cette forme  aussi pour signifier un anniversaire : le cinquantenaire de la découverte de la pénicilline. Si les dictionnaires (Larousse, Robert, Trésor de la langue française (Tlf) et Dictionnaire de l’Académie française) nous donnent  des noms formés par l’adjonction du suffixe « -aire »  sur les chiffres 30,40, 50, 100, 150 ,200,300 400 et mille on peut s’étonner que le mot « soixantenaire » ne figure dans aucun d’entre eux  et que pour 70,80 et 90 il faille se tourner vers l’usage suisse et belge ou l’on retrouve « septantenaire » « huitantenaire » ou , plus rarement, « octantenaire » et « nonantenaire ».Notons que certains dictionnaires en ligne sans donner de sources ajoutent le mot « soixantenaire ».

Le mot « quarantenaire » utilisé par M. Godin est intéressant. A la différence des autres mots formés sur les adjectifs numéraux, ce mot a plusieurs sens bien différenciés. Le sens le plus ancien  attesté dès 1634 appartient au vocabulaire de la marine : le mot signifie « cordage qui sert à redoubler les autres »  (Trésor de la langue française, Dictionnaire culturel de la langue française d’Alain Rey). A la même époque, selon la 9eme édition du Dictionnaire de l’Académie française, le mot prend aussi le sens  de « qui dure  40 ans ». Au milieu du XIXème siècle, le mot « quarantenaire »  est utilisé dans le sens de  «  relatif à la quarantaine sanitaire, personne qui est soumise à une quarantaine, lieu assigné pour une quarantaine » (Dictionnaire Culturel précité, Robert et Larousse.).

Si Péguy écrivait « Le quarantenaire ne devient pas cinquantenaire, il devient historien » ( Clio ,1914, p.249) tant le Tlf que le Dictionnaire de l’Académie estiment qu’il ne faut pas employer le mot « quarantenaire » pour désigner une personne ayant la quarantaine mais qu’il faut lui préférer le classique « quadragénaire”. Ceci explique sans doute pourquoi la version en ligne de l’article de M. Godin a été corrigée, substituant « quadragénaire » à « quarantenaire » qui figurait dans la version papier vendue au public : http://www.lapresse.ca/sports/hockey/201301/21/01-4613520-la-fougue-des-quadragenaires.php !

Paltoquet

Du fonds de la Chine où il effectuait un voyage professionnel, mon ami Bertrand m’écrivit pour en savoir plus sur le mot paltoquet. Espérant que le mot n’avait pas été utilisé à son encontre, voici le résultat de mes recherches.

Paltoquet désigne un individu grossier, rustre, un homme prétentieux et insolent (Larousse).Le mot vient de paletot, vêtement grossier, donc indice de rusticité, porté par les paysans d’antan. La forme ancienne du mot paletot est attestée dès 1370 sous la forme paletoke (Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500), ATILF entrée »paletot »). Le mot signifiait un justaucorps. Par adjonction d’un-é final pour désigner quelqu’un habillé d’un paletoke le mot est devenu paletoké ou paletoqué (cf. Rabelais Tiers Livre XXVI) ensuite orthographié paltoquet. Ainsi, un paltoquet est un homme qui a les manières grossières du paysan.

Selon les spécialistes français (Rey, Dictionnaire historique de la langue française, Complément de Godefroy, Trésor de la langue française), le mot paletot est un emprunt au moyen anglais paltok =jaquette, mot selon eux, d’origine incertaine. Au XIXème siècle, l’anglais a réemprunté le mot paletot pour désigner un vêtement de dessus droit  unisexe.

En revanche, selon les spécialistes anglo-saxons comme Joseph T. Shipley (The Origins of English words : A Discursive Dictionary of Indo-European Roots (1984)), les mots paletot et paltok proviennent de la racine indo-européenne pel-3b, pelǝ-, plē- signifiant une peau, avec l’idée de couvrir, couverture. Cette racine, selon J. Pokorny (Indogermanisches Wörterbuch) se retrouve en grec dans le mot πέλας `=peau et sa forme πέλλᾱς=fourrure est ensuite empruntée par le latin dans le mot pellis=peau de fourrure qui a donné pallium et palla mot signifiant une grande mantille de femme ou encore une jaquette gauloise (à noter que le mot gaulois plaid qui est dérivé de cette racine signifiait couverture en peau de mouton).

En français, la racine nous a donné, outre paletot, les mots pelisse et pellicule et en anglais les mots peel, pelt, pellagra, palliate et tarpaulin.

Le bon usage: “vicinité” ou “proximité”?

Dans un récent courriel, Antoine informait ses correspondants qu’il recherchait un restaurant « dans la vicinité des pistes de ski ».Si le mot vicinité évoque le mot anglais vicinity, est-il français ? Malheureusement il ne l’est plus mais ce mot, devenu un barbarisme, va nous permettre de découvrir les liens entre les mots vicinal, paroisse, ville, économie, œcuménique, vilain, et écologie !

En ancien français, c’est-à-dire, dans le français en usage entre la Chanson de Roland (1080) et 1340, le mot vicinité existait bel et bien, signifiant, depuis son apparition au XIIème siècle, « voisinage, proximité ».Le mot vient du latin uicinus qui signifiait « venant du même quartier ou du même village » .

L’emploi du mot vicinité est devenu de plus en plus rare en moyen français (1340-1611) pour disparaître complètement en français moderne. Il n’est pas dans la 1ère édition de 1694 du Dictionnaire de l’Académie française et le mot vicinal, qui désigne les chemins reliant les villages, n’apparaît la première fois que dans l’édition de 1835 ! C’est d’ailleurs le seul sens admis pour ce mot ! Auparavant, au XVIème siècle par exemple, c’était le mot voisinal qui était utilisé dans le même sens.

En anglais, le mot, emprunté à l’ancien français, fait son apparition vers 1560 pour signifier quartier, voisinage, sens qu’il a conservé encore aujourd’hui.

Le mot latin uicinus[i], dérivé de uicus =pâté de maisons qui venait lui-même du grec. οκος =maison .La racine proto-indo-européenne, u̯eik̂-, u̯ik̂-, u̯oik̂o- (*du̯ei- kṣayati) ,signifie maison, habitation elle-même dérivée de k̂Þei- racine reprenant l’idée de sédentarisation et même d’accession à la propriété ( racine kÞē(i)-, kÞǝ(i)-).C’est ce qui explique que dans les très vieilles langues dérivées du proto-indo-européen, comme le sanscrit ou le vieil hindou on retrouve des mots formés sur la racine vis dont certains signifient maisons ou habitation (víś-), d’autres citoyens (víśaḥ) ou encore propriétaire de maison (viś-páti-)[ii].

Du grec οκος est venu le mot p£roikoj = celui qui habite près de d’où paroisse et le mot anglais parochial =qui a trait à une paroisse, ainsi que les mots économie, œcuménique et écologie !

Du latin uicus est dérivé le mot latin villa qui signifiait d’abord maison de campagne puis village et ville sans oublier vilain !


[i] Rappelons à nos jeunes lecteurs qu’en latin la lettre “v” était prononcée “w” :c’est pourquoi les dictionnaires étymologiques du latin, et des langues qui le précédèrent, souvent substituent un « u » à la place du « v ».

[ii] A Proto-Indo-European Language Lexicon, and an Etymological Dictionary of Early Indo-European Languages,http://dnghu.org/indoeuropean.html ,une banque de données établie à partir de J. Pokorny “Indogermanisches Etymologisches Wörterbuch”, corrigé par George Starostin (Moscow), A. Lubotsky sub nomine u̯eik̂-, u̯ik̂-, u̯oik̂o- (*du̯ei- kṣayati)

Valentine’s Day and the takeover of pagan festivals by the Church

The celebration of Valentine’s Day on February 14 provides us with an opportunity to think about the symbolism of the pagan festivals that were taken over by the Church.

Today, Valentine’s Day is the symbol of lovers, thus, indirectly, the symbol of fertility. According to tradition, Roman Emperor Claudius the Cruel had banned marriages amongst young people on the grounds that married young men were reluctant to enlist in the Roman army. Valentine, a Catholic priest, disobeyed the ban and continued to perform marriages amongst young people. Caught, and condemned by the prefect, he was sentenced to be beaten and beheaded. According to tradition, the sentence was carried out on February 14 of either year 270 or 278. In fact, the very serious Catholic Encyclopedia tells us that there were at least three St. Valentines all martyred on February 14 but in three different places!

 

In ancient Rome February 14 was right in the middle of the festival of the Lupercalia (February 13 – 15). This festival, marking the end of the Roman year, was a celebration of purification, health and fertility. It was celebrated in a cave, most likely situated at the foot of Palatine Hill, called the Lupercal in honor of Lupercus, god of shepherds. The ritual involved the sacrifice of a he-goat by priests clad in goatskins who then anointed two young men, of patrician families, by daubing them with the blood of the sacrificed goat whose skin was then cut up in strips. Upon washing away the sacrificial blood, the youths were to burst out laughing, dress in goatskins and then run, more or less naked, through the streets of Rome using the strips of goatskin to flagellate any woman desiring to bear child within the year!

 

The festival harked back to an even older ritual, one of spring cleaning called Februa, hence the name of the month of February. Thus, beyond purification, the ritual is also a rite of passage: the sacrifice in the cave is of course a symbol of death (remember the initiation rites in the Magic Flute) and the laughter outburst a symbol of resurrection while the he-goat symbolizes fertility.

 

In spite of the ban on pagan festivals in a Rome that had become largely Christian, the festival of Lupercalia continued to coexist with Christianity during several centuries. However, in the fifth century, Pope Gelasius the first (494 – 496) thought that, since the Lupercalia was at that time only observed by the rabble, the original purpose no longer warranted its continued existence. So, he decided to ban the Lupercalia, ordering its replacement by the feast of St. Valentine.

 

The setting of Christmas on December 25th is another example of appropriation of a pagan festival by the Church. The date was chosen to supplant the most important feast of the mithraic cult, that of sol invictus or Natalis invicti. The mithraic cult, widespread in Rome and in Asia Minor in the third and fourth centuries, celebrated by that festival the return of the sun triumphing over the winter night. In the Christian world, the setting of Christmas on December 25 occurred sometime during the fourth century. Pope Benedict XVI considers that it was natural to set Christmas on December 25 since it occurs nine months after the Annunciation! Given the number of Church Fathers who have thought that the relation between sol invictus and Christmas is established, we may wonder whether the date of March 25 for the Annunciation is itself either an arbitrary date or an exercise in bootstrapping: after having set Christmas at December 25 why not set the date of the Annunciation at March 25, nine months before!

 

Valentine’s Day and Christmas on not the only two Christian feasts that have supplanted pagan festivals. While there are numerous other examples, let us examine only two additional ones: Rogation Days and the feast of San John the Baptist.

The Rogation Days where instituted by the Church to appease God’s anger at man’s transgressions and to obtain bountiful harvests. In England, these days where known as “Gang Days" and “Cross Week", and in Germany as it Bittage, Bittwoche, Kreuzwoche. There were two Rogation Days: the Major Rogation Day on April 25 and the Minor Rogation Days which occurred during the three days preceding the feast of the Ascension. According to the Catholic Encyclopedia, the Rogation Days "have been introduced to counteract the ancient Robigalia, on which the heathens held processions and supplications to their gods" for bountiful harvests and, in the case of Minor Rogation Days, for the avoidance of late frosts. In Rome, the Robigalia were held on the same days as the Major and Minor Rogations and the Major Rogation Day procession used the same itinerary in the city of Rome as did the supplanted pagan festival!

 

As a last example of appropriation, let us examine the one pagan festival that resisted for a very long time its supplantation by a Christian feast: the Scandinavian feast of the summer solstice on June 21. Today, the feast of St. John the Baptist on the same day has replaced it.

 

It is interesting, as well as enriching, to think back on the symbolism of the pagan festivals that have been supplanted by Christian feasts.

 

Crawfish étouffée, stop and stuff

Crawfish étouffée is emblematic of Louisiana’s cuisine .According to chef Emeril Lagasse étouffée in Cajun and Creole cooking refers to anything cooked in its own juices, sometimes with a little water added. The French word “étouffée” means “smothered, asphyxiated”.

What can link this form of cooking to the words “stuff” and “stop”?

The answer requires us to meander through time and space to observe how a Greek word “στύππη (stuppe)”, the coarse part of flax or hemp =oakum, tow, became “stop” in modern English and “étoupe” in modern French.

The Greek word [1]was borrowed by classical Latin (“stuppa”) with the same meaning then it changed meaning in Vulgar Latin when it came to signify a “plug” adding the verb “stuppare” formed on “stuppa” to mean “plug with oakum or tow”. The Germanic tribes along the Rhine were frequent users of this type of plug and borrowed the Vulgar Latin word forming the word “stopfôn”[2]. In Old High German as in Frankish this meant “stuff into, push in, put in”.

Old English, like Old High German descended from West Germanic, had a similar word “forstoppian” which meant “to stop up, plug, close”[3]. This word became “stoppian” and “stop” in modern English. The meaning of “halt” for the word “stop” is an English development, borrowed later by many other languages, dating back to the middle of the XV th century. For those who are young enough to remember the telegraphic style “Will arrive tomorrow STOP Meet me on the pier STOP”, the word “stop” here is an abbreviation of “full stop” which has meant “end of a sentence” in Britain since the Middle Ages. The original meaning of “stop” =plug is still found today in the word “stopper” as in bottle stopper.

The Frankish “stopfôn” was then borrowed by Old French: in 1190, the Old French verb “estofer” formed on “stopfôn” means “fill up, push in, stuff in, equip, furnish, provide”. The Old French meaning then evolved to that of “that which furnishes” i.e., “estoffe” which became “étoffe” =cloth” in modern French.

Old English then borrowed the word “estofe” from Old French:”stof” before the first quarter of the XIVth century was the quilted material worn under chain mail. Afterwards, later in that century, the word became “stoffe” meaning “cloth, household goods”. At the end of the XIVth century, in Middle English, the spelling becomes “stuffe” hence the modern “stuff”!

The Vulgar Latin verb “stuppare” became “estoper” in Old French, meaning “plug with oakum or tow, bring to a halt, close someone’s mouth[4].Under the influence of its Germanic cousin “estofer”, the verb “estoper” became “estouffer” in the XIIIth century, with the meaning of “smother, asphyxiate”. The modern spelling is “étouffer”.

The Old French “estoper” was then borrowed in Middle English to become “estop” and is the root of the legal term “estoppel” still used today.

It is only at the end of the XVIIIth century that the French word “étouffer” acquired the culinary meaning of “cooking in a closed vessel”, showing up for the first time in the 7th edition of the Dictionnaire de l’Académie française (1835).

Just because today “étouffée” and “estoufade” are culinary synonyms and are similar in form does not lead to the conclusion that they share a common root. Indeed, they do not: “estoufade” was borrowed by the French from the Italian “stofata” meaning “cooked with steam”, a word coming from the “stufa=oven” from the Vulgar Latin “exstufare” which was borrowed from the Greek “tuphein” meaning “smoke, fill up with smoke”.

Thus, after some 5,000 years and meanderings across Europe, a Proto-Indo-European root steu̯ǝ-conveying the idea of tightness, of compactness is still found in its progeny , “stop”, “stuff” and “étouffée”, even if , at first blush, the kinship between the cousins is no longer apparent.


[1]According to Joseph T. Shipley The Origin of English words : A Discursive Dictionary of Indo-European Roots (1984) it comes from the Indo-European root s(teue)=compact, to condense related to stei and the Sanskrit stupa. In A Proto-Indo-European Language Lexicon, and an Etymological Dictionary of Early Indo-European Languages, http://dnghu.org/indoeuropean.html , a database compiled from J. Pokorny’s “Indogermanisches Etymologisches Wörterbuch”, corrected by George Starostin (Moscow), A. Lubotsky, the root/lemma steu̯ǝ- is given to mean “to get dense or tight” and is the root of the Greek στύππη `oakum’ from which the Latin “stuppa” comes.

[2] Some German scholars have posited that the root of “stopfôn” is not the Greek “stuppe” but a Germanic root “stoppon” related to the Latin “stupere” =to be stunned, dazed but all agree that the Vulgar Latin “stuppare” influenced in form and meaning the Old High German “stopfôn”: Chambers A Dictionary of Etymology R.K. Barnhart éd.(1988) p.1071. Ernout et Meillet Dictionnaire étymologique de la langue latine (4th ed.1959, repr. 2001) consider « stuppare » to be the root of « stopfôn ».

[3] Orrin W. Robinson Old English and its Closest Relatives, a Survey of the Earliest Germanic Languages p.12 (1992) J.R. Clarke A Concise Anglo-Saxon Dictionary p.132 (4ème éd.1960). Note that in Old Frison stoppia meant “plug”, as does stoppen in modern Dutch. In modern French, the verb stopper still means “halt, repair a tear in cloth by darning”.

[4] A.J.Greimas Dictionnaire de l’ancien français (2001) sub nom."estofer" and  «  estoper » et J. Picoche Dictionnaire étymologique du français (1992) sub nom."étoupe". Alain Rey Le Robert Dictionnaire historique de la langue française(1992).

Bilingualism: boon or bane?

In this weekend’s New York Times Magazine, Guy Deutscher, author of "Through the Language Glass: Why the World Looks Different in Other Languages", reviewed the current state of research to answer the question:" Does your Language Shape How You Think?" Mr.Deutscher gives interesting examples showing that language does indeed compel the speakers to express thoughts in a particular way or to provide the listener with certain information, whether about the gender as in French or German as opposed to English or about how the speaker came to know the facts they are reporting as for the Matses in Peru. Click here to read the article.

As the first bilingual French-English charter school in New York City, the New York French American Charter School, will open in September ,2010 we may well ask, following Mr. Deutscher’s inquiries, whether bilingualism shapes how the speakers think, whether there are any benefits, aside from the obvious cultural ones, to learning another language from the earliest age? Wouldn’t such bilingualism overtax the abilities of some children and render them less proficient in both languages? To answer some of the questions one may have about bilingualism, I did a cursory ,and wholly unscientific, survey of the literature in the last 3 years and share here what caught my attention.

What are the benefits of an early bilingual education?

According to studies of kindergartners done at Harvard by Prof.Silverman[1] pupils who speak another language at home and who learn English as a second language acquire a general vocabulary in English at a faster rate than English-only pupils of the same age.

Early bilinguals are able to learn another language faster than monolinguals and are better able to learn new words in their own language as shown by Viorica Marian and Margarita Kaushanskaya, professors of communication science at Northwestern University[2].

Professors Marian and Kaushanskaya’s research also answers a question many parents have when deciding whether to educate their children bilingually: will bilingual education confuse or slow down my child’s learning? In their article "Bilingualism reduces native-language interference during novel-word learning"[3], they show that bilinguals are better able than monolinguals to filter out "noise"-irrelevant information- when learning a new language.Accordingly, bilingual education from an early age helps rather than hinders a child’s development.

Parents may be wondering if it is worth going to the trouble of providing an early bilingual education to their offsprings if the child then loses the second language through lack of use. Recent research by Bristol University researchers[4] suggests that people who were exposed to another language when young not only relearn the forgotten language more rapidly but retain the ability to pronounce difficult sounds of the second language. They used Hindi and Zulu as second languages because these languages have phonemes –sound units- that are very difficult for native English speakers to recognize and reproduce. They found that the subject quickly relearnt to recognize and pronounce those foreign phonemes. We have all observed cases of people who lost a language learnt as a child who, when relearning it as adults, are able to pronounce it like native speakers.

Monolingual education of children from homes where another language is spoken has another very real negative impact on the construction of the child’s identity, language learning and critical thinking development as Elena Constantinou, doctoral student at the University of Leicester showed in her June 24,2010 presentation "Exclusion of mother tongue problematises identity construction" at the Festival of Postgraduate Research of the University[5].

How early should bilingual education start?

The short answer is as early as possible, even during pregnancy! As shown by psychologists Krista Byers-Heinlein, and Janet Werker (University of British Columbia) and Tracey Burns of the OECD who studied mothers speaking both English and Tagalog during pregnancy[6] and mothers who spoke only English, monolingual babies were only interested in English whereas bilingual babies showed no preference for one language or the other suggesting that those infants have a predisposition for bilingual learning.

Their research showed also that infants are able to discriminate between the two languages and to keep them apart. This research extends the earliest age at which infants can tell apart two languages. A previous study showed that 4- and 6-month-old infants can discriminate languages (English from French) just from viewing silently presented articulations. By the age of 8 months, only bilingual (French-English) infants succeed at this task.[7]

Bilingualism’s impact on brain structure and use of brain resources

"Can early language exposure modify neural tissue? Does extensive and maintained exposure to two languages from early life leave a "bilingual signature" on the human brain? How do bilinguals avoid confusing their two languages as they rapidly process their languages and /or move from one language context to another? Do early proficient bilinguals process language differently from monolinguals and recruit different neural tissue across all contexts, including one language at a time and two languages in rapid alternation?[8] Or do such bilinguals process language similarly to monolinguals and recruit similar neural tissue but not across all contexts?[9]" These are the questions that Professor Ioulia Kovelman and her co-workers set out to answer using novel neuro-imaging techniques[10].Her conclusions are well worth quoting in full:

"Early and extensive dual language exposure appears to have an impact on how the bilingual brain processes language within classical language areas (IFC, BA) as well as brain areas that support language processing (DLPFC, BA46/9 and IFC BA 47/11).The overall implication is that this neural change is entirely positive-bilinguals can read and listen to semantic information in each of their languages with the same effectiveness as monolinguals. The bilingual brain also develops mechanisms that allow for successful processing of two languages concurrently in a bilingual mode. We therefore hope that scientists, educators and bilingual policymakers, alike, will take notice of the present findings-especially those who decide on educational settings for the nation’s young bilinguals and whether early bilingual language learning as a child harms one’s dual language, reading, and cognitive processing as an adult. To be sure, we found no evidence of harm and instead found evidence that the bilingual brain processes each of the two languages with the aplomb of a monolingual brain processing one."[11]

These results were confirmed in a study carried out by Professor Ibrahim of the Department of Learning Disabilities of Haifa University[12] who investigated whether one or both languages of an Arabic-Hebrew bilingual individual are disrupted following brain damage. In this case, his investigation led to the conclusion that the Arabic and Hebrew language capabilities of the patient resided in two different areas of the brain even though the two languages are semantically very close.[13]

Are there any benefits of bilingualism in adulthood?

Indubitably yes. Indeed, Alzheimer’s has been shown by Prof. Bialystok to be delayed by an average of four years in bilinguals versus monolinguals[14].Similarly, Dr.Gilit Kavé and her co-workers at the Herczeg Institute on Aging at Tel Aviv University have shown that senior citizens who speak several languages show less mental aging than monolinguals: the more languages you speak the better your cognitive states are when you get older. The study was conducted on people between the ages of 75 and 95.[15]

Last, but not least, according to a 2009 report by research team appointed by the European Commission entitled "The Contribution of Multilingualism to Creativity"[16], click here to read the Report, multilinguals show superior performance in handling complex and demanding problem-solving tasks, higher creativity and mental flexibility compared to monolinguals.

©2010 Pierre F. de Ravel d’Esclapon


[1]Elementary School Journal, 107(4), 365-383 (2007): Rebecca Deffes Silverman:"Vocabulary Development of English-Language and English-Only Learners in Kindergarten".

[2] "The Bilingual Advantage in Novel Word Learning" (2009) Psychonomic Bulletin & Review,   16, 705-710.

[3] J Exp Psychol Learn Mem Cogn. 2009 May; 35(3):829-35.

[4] J.Bowers,S.Mattys and S.Gage "Preserved Implicit Knowledge of a Forgotten Childhood Language" Psychological Science 2009;20(9):1064

[5] http://www2.le.ac.uk/ebulletin/news/press-releases/2010-2019/2010/06/nparticle.2010-06-09.4016247525. While her research focused on children whose home language is the Cypriot dialect, her findings should apply to other communities as well.

[6] Byers-Heinlein, K., Burns, T.F., & Werker, J.F. ( 2010). "The roots of bilingualism in newborns". Psychological Science, 21(3), 343-348,(2010) doi: 10.1177/0956797609360758

[7]"Visual Language Discrimination in Infancy" Whitney M. Weikum, Athena Vouloumanos, Jordi Navarra, Salvador Soto-Faraco, Núria Sebastián-Gallés, and Janet F. Werker Science 25 May 2007:Vol. 316. no. 5828, p. 1159 DOI: 10.1126/science.1137686.

[8] The neuroscientists refer to this as the Neural Signature Hypothesis

[9] This is the so-called Functional Switching Hypothesis.

[10] "Shining New Light on the Brain’s "Bilingual Signature": a Functional Near Infrared Spectroscopy Investigation of Semantic Processing" I. Kovelman, M.H. Shalinsky, M.S.Berens and L.Petitto  Neuroimage 39(2008) 1457-1471.To read the article click here.Interested readers may also enjoy her other papers:"Age of first bilingual language exposure as a new window into bilingual reading development"Bilingualism: Language and Cognition 11 (2), 2008, 203–223 ;"Dual language use in sign-speech bimodal bilinguals: fNIRS brain-imaging evidence"Brain & Language 109 (2009) 112–123;L.Petitto "New Discoveries From the Bilingual Brain and Mind Across the Life Span: Implications for Education"MIND, BRAIN, AND EDUCATION vol.4

[11] Id.p.1468.

[12] "Selective deficit of second language: a case study of a brain-damaged Arabic-Hebrew bilingual patient" Behavioral and Brain Functions 2009, 5:17doi:10.1186/1744-9081-5-17

[13] Interested readers will benefit from studying the literature quoted in Professor Ibrahim’s footnotes.

[14] "Bilingualism as a protection against the onset of symptoms of dementia" Bialystok E., Craik F.I. & Freedman M. Neuropsychologia 45(7),2007 ,459-464

[15] Kavé, G., Eyal, N., Shorek, A., & Cohen-Mansfield, J. (2008). Multilingualism and cognitive state in the oldest old. Psychology and Aging, 23(1), 70-78.

[16] EC Public Service Contract No EACEA/2007/3995/2 16 July 2009

Êtes-vous Larousse ou Robert ?

Voici l’intéressante question que nous pose Sébastien Lapaque dans l’édition du 28 juillet 2010  du Figaro  que vous aurez plaisir à lire en cliquant ici.

Van Gogh, Francis Bacon et commodat:quel lien?

Si cette juxtaposition en apparence arbitraire titille votre curiosité,lisez l’intéressant article de Thibault de Ravel d’Esclapon  ( cliquez ici )qui explore à la fois les relations de Bacon avec Arles et les problèmes juridiques qu’une disposition testamentaire de Bacon a suscités. Vous y rencontrerez les vieilles notions de commodat ou prêt à usage ainsi que celles de trust si chères à nos confrères anglo-saxons.

“Sponsoriser”,”Panélistes”,”basique” et autres solécismes et barbarismes

Si, comme le soulignait l’Académie française, dans la huitième édition de son Dictionnaire, "Le barbarisme et le solécisme sont les deux principaux vices d’élocution ”, les intervenants lors de l’assemblée générale du Cercle des Cadres Expatriés se doivent de corriger ces vices.

Pour mémoire, selon le même Dictionnaire ,le solécisme est « une faute contre la syntaxe au regard de la grammaire » alors que le barbarisme est « une faute contre le langage soit dans la forme,soit dans le sens du mot (mot créé ou altéré,dévié de son sens,impropre….Faute caractéristique d’un étranger (gr. barbaros) particulièrement celle qui consiste dans l’emploi d’une forme inexistante,par opposition avec le solécisme,qui est l’emploi fautif dans un cas donné d’une forme par ailleurs correcte. Nominer pour nommer, citer est un barbarisme. »

Voici quelques exemples de solécismes ainsi relevés :

« Il y a deux personnes que je veux remercier, le premier c’est.. » : sans commentaires.

« Je pensais avoir fermé la vente » : il est clair qu’il s’agit d’un calque de l’expression anglaise « to close the sale ».Faut-il dire boucler dont le sens familier est de mettre un point final à quelque chose comme dans boucler son budget, ses comptes? Non car boucler ne reprend pas l’idée de succès qu’exprime l’anglais. Fallait-il alors dire clôturer la vente? Surtout pas!L’Académie dans la neuvième édition de son Dictionnaire, en cours de parution, dit de clôturer que « Ce verbe n’a pas d’emploi figuré. Dans le sens de terminer on ne doit pas utiliser clôturer mais clore ou des périphrases telles que mettre un terme à, mettre fin à ».Le verbe clore, comme le verbe boucler ne rend qu’imparfaitement l’idée de succès .Il fallait dire conclure la vente. En effet, conclure signifie «  f ixer définitivement, établir par un accord…conclure un marché ».

« Un vice président en charge de.. » : encore une traduction littérale  de l’anglais «.in charge of ».Il faut dire  responsable de ou chargé de comme dans les expressions un chargé d’affaires ou de mission.

« Il s’agit de choses relativement basiques » encore une mauvaise traduction de l’anglais « basic ».L’Académie dans la neuvième édition de son Dictionnaire limite l’emploi de l’adjectif basique à la chimie (= qui a les propriétés d’une base) et à la minéralogie (=roche ou sol de composition alcaline).Il fallait dire choses relativement élémentaires.

Voici quelques exemples de barbarismes aussi relevés :

« Faire du matching » :l’idée est de trouver des partenaires qui est l’usage premier du mot match en anglais quand il fit son apparition au XVIème siècle.Le mot matcher est un québécisme.Il faut dire assortir ou appareiller.

« Nos speakers » pourquoi éviter de dire « nos orateurs » ou « nos conférenciers”, mots qui ont le mérite d’être français?

« Panélistes » .Le mot panel existe en français. C’est un emprunt récent –années 1950- à l’anglais. Le mot anglais est emprunté à l’ancien français panel dont la racine est pan signifiant un morceau d’étoffe. Panel dans le sens de «coussinet de selle» est attesté dès 1160-74 et est devenu panneau en français moderne .Son sens a évolué en Angleterre pour désigner un morceau de parchemin  puis le parchemin sur lequel était inscrit la liste des jurés puis le jury lui-même. L’Académie est formelle : le mot panel en français « Ne doit être employé qu’en parlant de sondages d’opinions. ».Pour éviter le barbarisme qui consiste à utiliser le mot panel pour autre chose que des sondages d’opinion, il convient de dire table ronde ou réunion débat et les intervenants de nos tables rondes à la place de panéliste mot qui n’existe pas en français.

« Sponsor » : voici encore un emprunt au latin qui signifiait «  garant, répondant de quelqu’un » et en latin chrétien « parrain, marraine » .L’acception utilisée par calque sur l’anglais est un barbarisme si flagrant  que les arrêtés du 17 mars 1982 et du 24 janvier 1983 furent promulgués pour recommander l’usage de commanditaire pour éviter cet anglicisme (Néol.off.1988, nos 2093 et 409).A bon entendeur salut.

« Sponsoriser » : le mot propre est parrainer que l’Académie défini comme : « 1-soutenir de son influence ou de son autorité morale une personne, un projet ou une œuvre parrainer un comité de sauvegarde.2-Accorder son soutien financier à une entreprise, à une manifestation » .Il fallait donc dire parrainer au lieu de sponsoriser.

« Avoir du feedback en live » : pourquoi pas tout simplement « avoir des réactions en direct »?

« Les meetings one on one »:le mot meeting est ici un contresens puisque par définition un meeting en français n’est qu’ « une grande réunion publique ».Il s’agit donc d’un barbarisme doublé d’un solécisme.Il fallait bien sûr dire  les  «tête-à-tête» ou les « les réunions individuelles ».

Pourtant si des barbarismes tels que « faire un cost play », "un meeting de négociation " ou encore le bottom line sont la patente manifestation d’un laisser-aller du plus mauvais aloi que dire du snobisme de certaines personnalités de la scène politique française qui dans leurs discours officiels crurent bien d’émailler leurs propos d’expressions anglaises telles que : "le fait d’être both ways ","C’est good news.. " ou encore  "il ne faut pas voir les choses one way". Laissons au lecteur le soin de juger (voir aussi  Le bon français et les bonnes résolutions )  .

Si le solécisme vient du nom d’une colonie d’Athéniens établis à Soles en Cilicie qui parlaient un mauvais patois, n’incombe-t-il pas aux membres du Cercle des Cadres Expatriés de cesser de parler un charabia dans lequel  mots français et anglais s’entrechoquent et choquent?

Max Raabe and Dieter Fischer-Dieskau

Max Raabe and his Palast Orchester‘s recent performance at Carnegie Hall prompted the following question: why such a fine rendition of the German cabaret songs and a not quite convincing rendition of songs in English of the same era? Listen first to his signature song “Heute Nacht or nie” ( click here) then to the way he interprets the great 1931 classic “Dream a little dream of me”( click here ).Now compare Raabe’s interpretation to that of the Dorsey Brothers (click here ).Which do you prefer? Don’t you agree that Raabe does not quite pull it off?

The answer to the why lies; I suspect and look forward to your comments, in the influence of the Schubert Lieder vocal style on German songs in general and, likely, on the vocal training of Max Raabe. Listening again to “Heute Nacht or nie” I cannot help but be reminded of Dieter Fischer-Dieskau’s interpretation of Schubert’s Winterreisen Op. D 911 (click here).The vocal style used to sing Lieder is well suited, and expected, for many German cabaret songs but is not suited to the American songs of Cole Porter, Irving Berlin  and many others of that era. This may explain why Raabe’s interpretation of American songs did not sound quite as convincing as his interpretation of German cabaret songs.

Hôtel Lambert: histoire d’une sauvegarde.

Comme le fait ressortir Thibault de Ravel d’Esclapon dans son article :“Heureux épilogue pour l’affaire de l’hôtel Lambert : les voies de l’amiable ” , l’hôtel Lambert, bijou d’architecture du Grand Siècle, sis à la proue de l’île Saint-Louis, a récemment fait couler beaucoup d’encre. Cet hôtel, site d’un roman d’Eugène Sue, fréquenté par Delacroix, Balzac, Chopin, Liszt et George Sand, fût vendu en 2007 par le baron de Rothschild au frère de l’émir du Qatar pour la bagatelle de 80 millions d’euros. Le nouveau propriétaire voulant faire de nombreux travaux dans cette demeure classée monument historique, une bagarre juridique livrée par l’association pour la sauvegarde et la mise en valeur du Paris historique s’en est suivie. Le détail, et l’heureuse issue de celle-ci est relaté par Thibault de Ravel d’Esclapon que vous pouvez lire en cliquant ici.

Klezmer:Giora Feidman and his glass clarinet

If the idea of playing a glass clarinet intrigues you,do watch this video of Giora Feidman playing some popular nigunim and compare his play using wood clarinets in a synagogue in Tsfat ( click here ) and elsewhere (Milan 2008 )

La septième majeure ou mineure (musicale) par Ionel Petroi

La musique classique n’est pas basée essentiellement sur la septième majeure ou mineure.

La septième s’ajoute plutôt à un accord majeur ou mineur.

Mais qu’est-ce qu’est cette fameuse septième?

Par définition, la septième est l’intervalle séparant deux sons (ou deux notes) ou la distance entre la première et la septième note.

En musique nous avons deux sortes de septième: mineure et majeure.

La septième mineure est égale à cinq tons.

L’exemple de cette septième mineur est le début de deuxième thème  du « BOLERO » de  Ravel.(Note de l’éditeur: écoutez la différence d’interprétation et de direction entre la version de Karajan en 1985 -partie I et partie II – et celle de Barenboim en 1998 -partie
I
et partie II -,tous deux dirigeant le Philharmonique de Berlin.)

Ce thème commence par le basson presque au début du morceau (1’42’’)

Par rapport a  la note DO (dans les basses), la note Sib est une septième mineure.

La septième majeure est égale à cinq tons et demi.

L’exemple d’une septième majeure est le début du deuxième thème du « THE BALKAN BOLERO » de Petroi.Le lien Apple iTunes est:http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?playListId=263410211 .Par rapport a la note DO (dans les basses), la note Si est une septième majeure.

Au-delà de cette explication musicale, la septième majeure ou la septième mineure provoque en nous des sentiments très différents.Ces septièmes peuvent provoquer en nous un sentiment d’instabilité.Bien que la septième mineure peut nous paraître plus stable.Cette septième donc est bien une septième relative!

New York, le 31 janvier 2010

Ionel Petroi

Compositeur et Pianiste

Le fabuleux trésor de Pouilly-sur-Meuse

Qui n’a jamais rêvé de découvrir un trésor enfoui dans sa propriété? Ce rêve devint réalité pour un propriétaire de Pouilly-sur-Meuse .Lors de travaux pour la construction d’un puits ,il découvrit  un ensemble belles pièces de vaisselle datant de la Renaissance : aiguières, cuillères en vermeil et argent, et deux timbales de Théodore de Bry (Dietrich Bey), orfèvre et graveur.

Que pouvait faire l’heureux propriétaire ? Vendre discrètement ?publiquement ? Lui fallait-il redouter une éventuelle préemption des musées nationaux ? Ce sont toutes ces questions qu’analyse Thibault de Ravel d’Esclapon que vous pouvez lire en cliquant ici.

Un cheval, des chevaux : pourquoi?

Vous êtes vous jamais posé la question :pourquoi le pluriel de cheval est-il chevaux ou celui de travail travaux?Peut-être avez-vous été en panne d’idées lorsqu’un enfant vous posait la question quand vous le repreniez pour avoir dit chevals ? Cliquez ici pour l’explication.


La langue française à la une du Wall Street Journal

Imaginez mon étonnement hier  en parcourant les titres de la première page du WSJ :de mémoire d’homme c’était la première fois que la langue française faisait la une du WSJ.Max Colchester (14 octobre 2009,p.A1 )y a écrit un article intitulé "The French Get Lost in the Clouds Over a  New Term in the Internet Age:They Turned Email into Courriel But What’s With Informatique en Nuage?" (cliquez ici pour lire l’article).Il décrit avec forces exemples les travaux de  la Commission de la terminologie et nous donne une liste partielle des traductions adoptées.

Qui décide du bon usage?

Nous savons tous que l’arbitre ultime est le Dictionnaire de l’Académie française mais ce que nous ne savons pas est comment l’Académie décide que tel usage doit  être accepté ou rejeté  ou que tel néologisme peut rentrer dans notre belle langue. Pour comprendre ces mécanismes et le rôle des multiples commissions de terminologie et de néologismes des ministères, écoutez Mme Hélène Carrère d’Encausse, Secrétaire perpétuel de l’Académie française, présidente de la Commission de la langue française expliquer  comment un mot devient digne de figurer au Dictionnaire de l’Académie française :cliquez ici

La fête Roch Hachana:la tête de l’année

Si vous voulez comprendre les aspects à la fois festifs et rigoureux de cette grande fête juive , écoutez l’explication qu’en fait le grand Rabbin Haïm Korsia, aumônier général israélite de l’armée française , sur Canal Académie.Comme lui,souhaitons Shana Tovah à tous nos amis juifs.

Dan Brown’s The Lost Symbol

The Lost Symbol arrived last night and turned out to be a bit of a disappointment. What the book gained in thickness it lost in tautness .Much of the plot’s main "surprise" can be guessed after the first few chapters. Set in a Washington DC awash with Masonic symbolism one cannot help but be reminded of the movie National Treasure. Readers interested in finding more about the Masonic symbols used by Brown should consult the website, http://www.freemasonlostsymbol.com which is a collaboration of the Masonic Society, the Masonic Service Association and the George Washington Masonic Memorial to address the book’s Masonic references.

As in his Da Vinci Code, Brown’s villain here is a thoroughly repulsive psychopath, Mal’akh, reminding one of Silence of the Lambs. I wonder why such psychopaths exert such a fascination on Dan Brown. The rest of his characters lack in depth:Inoue Sato director of a mythical Office of Security within the CIA ,improbably investigating in Washington D.C. seems to step out of a cartoon.

While the book is principally a pean to people’s potential, sadly, it is spoiled by suffused sloppiness. Here are 3 glaring examples:

1-at p.421 and 424,Professor Langdon is struggling to decipher a series of pictograms when he exclaims "The first letter is Η" and then "Suddenly he realized what the word might be :Ηερεδομ" the word "Heredom" which he proceeds to define, correctly, giving a correct  etymology completely misspelled: "From the Greek Ηερεδομ originating from Hieros-domos ".In Greek, as Mr. Brown should have easily ascertained, the letter H is the capital "η"=eta not the English "H". In Greek there is no letter for the aspirated "h", the effect is achieved through the use of a diacritic, the spiritus asper, or rough breathing represented by an inverted comma placed above and before the vowel to be aspirated. Thus the word should have been written   Ἑρεδομ or – Ἡρεδομ.

2-at p.437-8, he writes "all spiritual rituals included aspects that would seem frightening if taken out of context-crucifixion reenactments, Jewish circumcision rites….Islamic niqab…".Sorry Mr.Brown, the niqab is not a spiritual ritual; it is merely an article of clothing that covers the entire body of certain Moslem women leaving only the eyes. Islamic scholars are divided on the question of whether the niqab is mandated or simply permitted by the Koran but none regards the niqab as a spiritual ritual.

3-at p.497, chapter 133 ( yes!) after the protagonists have been chased around ,taken prisoners liberated,escaped from improbable situations all starting with a speech that Prof.Langdon was to give at 7 p.m., Brown writes that Langdon was "still unable to believe that it had been less than ten hours since [about 7 p.m.]".We too are unable to believe that he could have done it in ten hours, however skilled or superhuman Langdon may be!

All in all ,to borrow the phrase :a good yarn ruined.

Par contre ou en revanche?

Hier soir nous dînions avec des amis en Périgord. L’une des convives commence une phrase en disant "Par contre" et se fait reprendre par notre ami belge Yves au motif qu’il s’agit d’une expression provenant du français belge  et non pas du bon français. Interloqué ,je lui demande de préciser et il nous dit que lui-même s’était fait gourmander par Maurice Druon, académicien, qui lui avait soutenu que "par contre " était une expression belge et qu’il fallait, en bon français dire "en revanche".

Qu’en est-il?

Selon le Trésor de la langue française (Tlf), "par contre" est une locution adverbiale marquant l’opposition à un énoncé antérieur citant ,entre autres, Guy de Maupassant :"Si le jardin se trouvait à l’ombre ,la maison, par contre, était en plein soleil" (Contes et Nouvelles t.1Dimanches bourgeois, Paris 1880,p.297).Selon Grévisse ,les expressions "en revanche" ou "en compensation" "ajoutent à l’idée d’opposition une idée particulière d’équilibre heureusement rétablie" alors que ‘par contre" exprime "d’une façon toute générale l’idée d’opposition et a le sens nu de mais d’autre part, mais d’un autre côté".

La locution adverbiale  "par contre" est une apparition récente dans le Dictionnaire de l’Académie française : elle figure à la  sixième et à la  septièmeédition (1835 et 1878) avec le sens :"Dans le style commercial, Par Contre, en compensation". Dans la neuvième  édition, en cours de parution, l’Académie fait allusion à la controverse sur "par contre" et tranche ainsi:

" Par contre, en revanche, d’un autre côté, en contrepartie, en compensation, à l’inverse.  Condamnée par Littré d’après une remarque de Voltaire, la locution adverbiale Par contre a été utilisée par d’excellents auteurs français, de Stendhal à Montherlant, en passant par Anatole France, Henri de Régnier, André Gide, Marcel Proust, Jean Giraudoux, Georges Duhamel, Georges Bernanos, Paul Morand, Antoine de Saint-Exupéry, etc. Elle ne peut donc être considérée comme fautive, mais l’usage s’est établi de la déconseiller, chaque fois que l’emploi d’un autre adverbe est possible."

Laissons la parole à André Gide, cité par le Dictionnaire culturel en langue française (Robert 2005), qui justifie ainsi son emploi de "par contre":

"Je sais bien que Voltaire et Littré proscrivent cette locution mais "en revanche" et "en compensation", formules de remplacement que Littré propose, ne me paraissent pas toujours convenables […] Trouveriez –vous décent qu’une femme vous dise:" Oui, mon frère et mon mari sont revenus saufs de la guerre; en revanche, jy ai perdu mes deux fils"? ou "la moisson n’a pas été mauvaise, mais "en compensation" toutes les pommes de terre ont pourri"? [….] "Par contre" m’est nécessaire, et, me pardonne Littré, je m’y tiens" Attendu que.. p 89

Notons, que le Larousse tient "par contre " et "en revanche" pour synonymes et  que le Tlf indique   dans la rubrique "Revanche" que l’expression en revanche" a pour synonyme "par contre”

N’en déplaise à MM Voltaire et Littré ( et à leurs épigones), la langue a évolué !

A table, tous s’accordèrent  à dénoncer les périls auxquels s’exposent ceux qui, ayant acquis la notoriété dans un domaine, utilisent celle-ci pour faire des déclarations, souvent ô combien dogmatiques, sur des sujets ne relevant pas de leur spécialité.

Où courrent-ils?

Les vacances sont pour nos compatriotes l’occasion de souffler un peu,de décompresser,en un mot de ne plus courrir comme ils se sentent obligés de le faire chaque jour  durant le reste de l’anné.Courrir, comme l’a si bien fait ressortir Raymond Devos avec son humour habituel,suscite des questions dont la moindre n’est pas :o ù courrent-ils? Délectez vous en attendant cette rentrée qui signale le redémarrage de la course!

Comment acquitter la facture du percepteur en donnant un tableau ?

C’est le thème du dernier article de Thibault de Ravel d’Esclapon.Il y explique comment une disposition ajoutée au code des impôts il y a quarante ans permet aux propriétaires d’œuvres d’art  jugées historiquement  importantes de payer certains de  leurs  impôts en donnant ces œuvres au gouvernement.Il explique le mécanisme de la dation en paiement  et relate quelques uns des exemples les plus célèbres ,dont  Le déjeuner sur l’herbe ou le Portrait de Diderot de Fragonard .La dation en paiement ne s’applique pas à tous les impôts-ce serait trop beau-seulement à certains comme  l’ impôt sur la fortune.

La gastronomie et les orgues

Le Dr. Jean Vitaux qui nous régale avec sa chronique gastronomique sur Canal Académie (rappelons nous sa très drôle chronique Les ordres religieux et la gastronomie l’été dernier) fait revivre l’étrange théorie de Charles Riepp, facteur d’orgues ,organiste et amateur de bonne chère ,né en Allemagne au XVIIIème siècle et naturalisé français ,selon laquelle à chaque jeu d’orgue correspond un plat (la trompette correspond au rôti,la bombarde à la cuisse de sanglier..) et à chaque partie de l’orgue un article de cuisine ( pour lui les registres sont des hachoirs,le clavier est une assiette…!).Ecoutez la savoureuse chronique du Dr Vitaux: http://www.canalacademie.com/Orgue-et-gastronomie-L-art-d.html

Secrets of the Vatican

Bernard Lecomte,former journalist with the influential catholic daily newspaper La Croix, author of a well regarded biography of Pope Jean-Paul II has just published an interesting book :"Les secrets du Vatican"(Perrin 2009).Lecomte is a fine connoisseur of Vatican intrigue and whispered secrets.

Starting with Pope Benedict XV’s desire to have the papacy regain a role in international affairs and ending with Pope Benedict XVI,the former Panzerkardinal, the author highlights "secrets" from the reigns of each of these eight popes. Conspiracy buffs will delight in reading why the Holy See has no interest in proving the authenticity of the Shroud of Turin but will be disappointed by the revelation of the Third Secret of Fatima, by Lecomte’s explanation of Pope John Paul I’s death ,by his views on the Roberto Calvi affair ( Msgr Marcinkus was not dishonest, merely stupefyingly incompetent in financial matters  and Calvi was likely in the clutches of the Cosa Nostra) and by his belief that the Bulgarian connection in the case of Ali Agça’s attempted assassination of John Paul II is a figment of conspiracy theorists’ imagination.

Students of parliamentary procedure will appreciate how John XXIII and the Congregation for the Doctrine of the Faith battled for control of the committees (and their agendas!) for the preparation of Vatican II, how in the discussions within the all-important Theology Committee the high prelates pushing for the adoption of dogmatic-legalistic view of the Doctrine tried to thwart the biblico-pastoral views of the majority and how ,in fine,the Pope’s discovery of his terminal illness decided him to boldly go where no Pope had gone before in his famous opening speech Gaudet mater ecclesia.

Students of politics will delight in the description of the relationship between Mussolini and Pius XI that resulted in the Lateran Accords granting the independent legal status to Vatican City, in how John Paul II’ s political skills ( and accurate intelligence) allowed him to box in Jaruleski  in the matter of Walesa’s Solidarnórsć having correctly anticipated Gorbatchev’s reactions and will truly appreciate the beauty of John Paul II’s move to neutralize the Opus Dei by canonizing its founder José Maria Escriva de Balaguer in 2002.

That being said what struck me most is what the stories told by the author showed without expressly making the point: how at various critical junctures in history one finds men on the front lines of history and one finds those same men later ascending to the throne of Saint Peter.

For Benedict XV the Russian revolution presented an opportunity. For him, the elimination of the tsars, historical supporters of the Orthodox Church meant that there was an opening to help the Russian Catholics. To help him accomplish his goals of helping Russian Catholics and of restoring the papacy’s role in international affairs, Benedict XV relied on two nuncios Achille Ratti ( Pius XI) in Poland and Eugenio Pacelli (Pius XII) in Berlin. The new Soviet regime was anxious to gain recognition and Benedict XV hoped to dangle the recognition card to secure the future of Catholics in the new Soviet State.

Benedict XV died and on February 6, 1922 Achille Ratti is elected as his successor taking the name Pius XI.In 1924, Pius XI continues the strategy of Benedict XV and sends Nuncio Pacelli, the future Pius XII, to negotiate secretly with Lenin and in 1925 Pius XI secretly reestablishes a catholic hierarchy in the USSR asking Nuncio Pacelli  to secretly ordain 46-year old Jesuit Michel d’Herbigny as a bishop for all the USSR at a secret ceremony in Berlin.

Of all the recent popes none has been more controversial than the erstwhile nuncio to Berlin, Eugenio Pacelli elected in 1939 as Pius XII,following Pius XI "who could see clearly and far" .Pius XI  had the courage to promulgate  encyclicals  condemning the "Action française" (1926),fascism ("Non abbiamo bisogno"1931 ) ,Nazism ("Mit brennender Sorge" 1937),and communism ( "Divini Redemptoris" 1937).

Pius XII came from a long line of people close to the Holy See: his grandfather founded the Osservatore Romano and his father as dean of the Holy See lawyers negotiated the Lateran Accords. Pius XII was himself an experienced negotiator of concordats (Serbia 1914, Baveria 1924, Prussia 1929, Baden 1929) who after 12 years as nuncio to Berlin thought he could get to some form of concordat with Hitler.

The legalistic training of Pius XII is, according to Lecomte, the reason underlying Pius XII’s silence on the death camps.Lecomte recounts how UK ambassador Osborne gave a complete dossier on the death camps to Msgr Tardini on December 18, 1942 with the message that the UK and US governments suggest the Pope should use it for his Christmas message to the world. Pius XII refused to take sides not wanting to provoke Hitler any further and believed that he, like a judge, had a duty of reserve. Yet, he was not afraid to use the Church’s buildings throughout Rome to shelter the some 5000 Roman Jews threatened by the Nazis.

The infamous Finaly affair-Jewish child baptized as toddler to protect against Nazi extermination kidnapped by nuns to prevent return to natural Jewish parents and relapse into Judaism- saw the nuncio to Paris Angelo Roncalli ,the future John XXIII siding with the errant nuns while the Pope’s assistant Montini ,the future Paul VI tried to find a negotiated solution.

Similarly, the influence of those titans of the Church can be discerned in the experiment with worker-priests in France. None other than Karol Wojtyla, the future John Paul II, visits Marseille in 1947 to study the experiment of Father Loew: to regain traction with the proletariat more and more taken by the Marxist gospel, priests were sent to work as ordinary factory workers without cassock and collar. The future Paul VI approves the publication of an Italian translation of father Loew’s book on the worker-priests experiment.

The very same Paul VI wrestled in 1968 with the problem of contraceptive pills for Catholics. In 1930, Pius XI had authorized the natural Ogino method in Casti Connubii.The issue was whether a chemical method should be approved by the Church. Paul VI appointed a blue-ribbon panel of experts,theologians,medical researchers and –innovation-two catholic couples .The panel recommended the approval of the Pill, no doubt in part influenced by the Canadian wife, Colette Poitvin, who asked the panel’s theologians whether they thought God was more likely to ask a woman "did you love" or "did you take your temperature" ?Yet Paul VI hesitated and was finally swayed by the up-and-coming bishop of Kracow he quickly promoted to cardinal, Karol Wojtyla who had written a book “Love and Responsibility” on the meaning of Christian love. And so Paul VI went against his experts’ advice and issued Humanae vitae condemning the Pill.

Scandalmongers will no doubt be disappointed by Lecomte’s book but historians will be grateful for his lifting the veil of secrecy over many temporal/spiritual issues that confronted those eight most recent Popes.

In vino sanitas: the French paradox

The French are known to enjoy wine and to eat a rich diet featuring such delicacies as foie gras, sweetbread or kidneys.Yet, on average, the French have a lower incidence of cardiovascular disease than teetotalers: this is what medical researchers call the French paradox explained by the red wine consumption of the French. For a number of years, it has been known that the molecule responsible for the French paradox is resveratrol, a naturally occurring molecule in wine which acts as an anti-oxidant[1].Resveratrol was isolated in 1940 by Professor Tokoaka in white hellebore, showing how good an intuition La Fontaine had when his rabbit suggested to the tortoise that it should eat some white hellebore to restore its sanity put in question by the tortoise’s challenge to the rabbit to a foot race!

Researchers from the University of the Basque Country have now shown yet another benefit of resveratrol by demonstrating its beneficial action in the reduction of fat accumulation in the liver for reasons other than alcoholism[2] .It was known that the consumption of red wine reduces the risk of lung cancer[3],protect the prostate (those who drink 4-7 glasses of red wine per week have half the risk of prostate cancer of non-drinkers)[4],and, at least for men ( a way of thanking Noah for having planted a vineyard[5]?),can add 5 years to the life expectancy[6] (half a glass a day versus no drinking at all).According to researchers from the Yale School  of Public Health, patients with non-Hodgkin’s lymphoma who drink wine have have a better survival rate after 5 years than non-drinkers, that those patients who have been drinking wine for at least 25 years before being diagnosed have  25-35%less risk of relapse, death or development of secondary cancer than non-drinkers 5 years after and that if the cancer is a B-cell lymphoma the risk difference is 60%[7].A recent  study carried out at the Cornell School of Medicine shows that this splendid molecule greatly reduces the formation of plaques, thought to be responsible for Alzheimer’s, in the brains of the tested animals[8].The action on plaques might be due to the chelation of copper. According to Professor Greenberger, Head of the Radiation Oncology Department of the Scholl of Medicine at the University of Pittsburgh, resveratrol in acetylated form may offer protection against radiation exposure[9].

Last, but not least, a study of food consumption patterns of wine and beer drinkers in Danemark,France and the United States, published in the British Medical Journal [10]in 2006 shows that wine drinkers have better dietary habits than beer drinkers. Wine drinkers eat more fruits, vegetables, olives (for extra dry martinis?), white meat and use less fat in cooking than beer drinkers. Beer drinkers buy more prepared foods, chips, cold cuts, sausages, butter and margarine and soft drinks!

Resveratrol laudamus te!


[1] Some think the molecule’s action is due to the activation of the Sirtuin 1 gene: Lagouge M, Argmann C, Gerhart-Hines Z, et al (December 2006). "Resveratrol improves mitochondrial function and protects against metabolic disease by activating SIRT1 and PGC-1α". Cell 127 (6): 1109–22.

[2] Basque Research (2009, May 13). Two Glasses Of Wine A Day Helps To Reduce Quantity Of Fat In Liver. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/05/090512111157.htm. Ms Elizabeth Hijona Muruamendiaraz  experimented on mice suffering from non-alcoholic hepatic esteatosis.For additional references on the beneficial action of resveratrol on liver fonctions :cf. University of California, San Diego Health Sciences (2008, May 22). Daily Glass Of Wine Could Improve Liver Health. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/05/080520162239.htm

[3] American Association for Cancer Research (2008, October 7). Red Wine May Lower Lung Cancer Risk. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/10/081007073922.htm

[4] Harvard Men’s Health Watch (2007, May 26). Red Wine Protects The Prostate, Research Suggests. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com/releases/2007/05/070525215203.htm ; University of Alabama at Birmingham (2007, September 1). Red Wine Compound Shown To Prevent Prostate Cancer. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2007/08/070831131320.htm

[5] Gen.9:20

[6] BMJ-British Medical Journal (2009, April 30). Half A Glass Of Wine A Day May Boost Life Expectancy By Five Years. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/04/090429205609.htm

[6] American Association for Cancer Research (2009, April 24). Drinking Wine May Increase Survival Among Non-Hodgkin’s Lymphoma Patients. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/04/090421154322.htm

[7] BMJ-British Medical Journal (2009, April 30). Half A Glass Of Wine A Day May Boost Life Expectancy By Five Years. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/04/090429205609.htm

[7] American Association for Cancer Research (2009, April 24). Drinking Wine May Increase Survival Among Non-Hodgkin’s Lymphoma Patients. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/04/090421154322.htm

[8] Karuppagounder SS, Pinto JT, Xu H, Chen HL, Beal MF, Gibson GE (November 2008). "Dietary supplementation with resveratrol reduces plaque pathology in a transgenic model of Alzheimer’s disease". Neurochem Int. 54: 111.

[9] [9] University of Pittsburgh Schools of the Health Sciences (2008, September 24). Plant Antioxidant May Protect Against Radiation Exposure. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/09/080923181110.htm

[10] BMJ-British Medical Journal (2006, January 20). Wine Drinkers Have Healthier Diets Than Beer Drinkers. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2006/01/060119232848.htm

In vino sanitas :le paradoxe français

Le Français boit du vin et mange des aliments riches ,foie gras, ris de veau ,rognons etc., et cependant  souffre moins de maladies cardiaques que ceux qui ne boivent pas du tout :c’est ce que les médecins appellent le paradoxe français. La consommation de vin rouge par les Français en est l’explication. Depuis plusieurs années, il est reconnu que la molécule responsable du paradoxe français est le resvératrol .Cette molécule ,naturellement présente dans le vin, a des vertus anti-oxydantes bien établies[1]. Elle a été identifiée dès 1940  par le professeur  Takoaka dans l’hellébore blanche, comme quoi La Fontaine avait eu la bonne intuition !

Les chercheurs de l’Université du Pays Basque viennent d’allonger la liste des bienfaits du resvératrol en démontrant son action positive pour la réduction des accumulations de graisses dans le foie pour des raisons autres que l’alcoolisme[2].On savait déjà que la consommation de vin rouge réduit le risque de cancer du poumon[3],protège la prostate ( ceux qui boivent  4 à 7 verres de vin rouge par semaine ont la moitié moins de chance d’avoir un cancer de la prostate que ceux qui ne boivent pas du tout)[4],et, du moins pour les hommes (en remerciement à Noé pour avoir « planté les vignes »[5] ?) peut allonger l’espérance de vie de 5 ans ( un demi verre par jour par rapport à un régime sans alcool)[6] et que selon une étude de chercheurs de la Yale School of Public Health les patients buveurs de vin souffrant de lymphome de type non- Hodgkin  ont un bien meilleur taux de survie après 5 ans que ceux qui ne boivent pas  et que ceux qui ont bu du vin pendant au moins 25 ans avant le diagnostic ont un risque de rechute ,de décès ou de cancer secondaire réduit  de 25 et 35 %  et  réduit de 60% s’il s’agit de lymphome de cellules B[7].Une étude récente de la Faculté de Médecine de l’Université Cornell  démontre que cette magnifique molécule réduit considérablement la formation de ces plaques accusées de causer la maladie d’Alzheimer dans les cervaux des animaux testés[8].On peut supposer que c’est par une chélation du cuivre que le resvératrol agit sur les plaques.Cette molécule ,dans sa forme acétylée,selon le professeur Greenberger ,patron du service de Radiation Oncology de la Faculté de Médecine de l’Université de Pittsburgh, pourrait aussi offrir  une protection contre l’exposition aux radiations[9].

Une étude publiée[10] dans le British Medical Journal ,se basant sur des analyses de comportements de consommateurs au Danemark, aux Etats-Unis et en France ,montre que les buveurs de vin ont une alimentation plus saine que les buveurs de bière :ils mangent plus de fruits, de légumes, d’olives ( très utile pour la confection des martinis dry sans doute ?) de viande blanche et utilisent moins de graisses dans la cuisson alors que les buveurs de bière achètent des plats préparés, des pommes chips[11], des cochonailles, des saucisses, du beurre ,de la margarine et des sodas !

Resveratrol  laudamus te !


[1] Certains pensent que l’action de la molécule provient de l’activation du gène Sirtuin 1: Lagouge M, Argmann C, Gerhart-Hines Z, et al (December 2006). "Resveratrol improves mitochondrial function and protects against metabolic disease by activating SIRT1 and PGC-1α". Cell 127 (6): 1109–22.

[2] Basque Research (2009, May 13). Two Glasses Of Wine A Day Helps To Reduce Quantity Of Fat In Liver. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/05/090512111157.htm.Les expériences de Melle Elizabeth Hijona Muruamendiaraz ont porté sur des souris souffrant d’estéatose hépatique non-alcoolique.Pour l’action bénéfique du vin rouge sur le foie cf. : University of California, San Diego Health Sciences (2008, May 22). Daily Glass Of Wine Could Improve Liver Health. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/05/080520162239.htm

[3] American Association for Cancer Research (2008, October 7). Red Wine May Lower Lung Cancer Risk. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/10/081007073922.htm

[4] Harvard Men’s Health Watch (2007, May 26). Red Wine Protects The Prostate, Research Suggests. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com/releases/2007/05/070525215203.htm ; University of Alabama at Birmingham (2007, September 1). Red Wine Compound Shown To Prevent Prostate Cancer. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2007/08/070831131320.htm

[5] Gen.9:20

[6] BMJ-British Medical Journal (2009, April 30). Half A Glass Of Wine A Day May Boost Life Expectancy By Five Years. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/04/090429205609.htm

[7] American Association for Cancer Research (2009, April 24). Drinking Wine May Increase Survival Among Non-Hodgkin’s Lymphoma Patients. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2009/04/090421154322.htm

[8] Karuppagounder SS, Pinto JT, Xu H, Chen HL, Beal MF, Gibson GE (November 2008). "Dietary supplementation with resveratrol reduces plaque pathology in a transgenic model of Alzheimer’s disease". Neurochem Int. 54: 111.

[9] University of Pittsburgh Schools of the Health Sciences (2008, September 24). Plant Antioxidant May Protect Against Radiation Exposure. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2008/09/080923181110.htm

[10] BMJ-British Medical Journal (2006, January 20). Wine Drinkers Have Healthier Diets Than Beer Drinkers. ScienceDaily. Retrieved May 13, 2009, from http://www.sciencedaily.com­ /releases/2006/01/060119232848.htm

[11] Le mot figure bien dans le Larousse !

Le bon usage:pallier

Maurin Picard ,commentant la décision de l’Egypte de relancer son projet de construction d’un réacteur nucléaire civil, écrit :" l’Égypte envisage à nouveau de construire sa première centrale nucléaire pour pallier à ses besoins énergétiques" ( Le Figaro 8 mai 2009 "Nucléaire : un rapport de l’AIEA met en cause l’Égypte").

L’emploi du verbe pallier est ici une double faute.Ce verbe a plusieurs sens:(a) il signifie "dissimuler ,faire excuser un défaut ou une faute en présentant sous un jour favorable".C’est dans ce sens que Simone de Beauvoir écrit:" Il partait dans la vie les mains vides, et méprisait les biens qui s’acquièrent. Pour pallier cette indigence, il ne lui restait qu’une issue: paraître "( Mémoires d’une. jeune. fille, 1958, p.36) (b) en médecine,il signifie "atténuer le mal sans guérir ".C’est ainsi que l’utilisait Cocteau :"Jadis je palliais la fréquence de ces crises par l’opium "( Difficulté d’être,1947 p.237.Le verbe ,au figuré ,a pris le sens de "atténuer,remédier à un inconvenient ou une situation facheuse en apparence ou provisoirement,et,par extension,remédier à quelque chose".Le verbe nous vient du bas latin palliare =proprement couvrir d’un manteau d’où le sens de "cacher".

La première faute est une faute de sens :l’auteur a voulu dire que l’Egypte envisageait de construire une centrale pour subvenir à ses besoins d’énergie non pas pour "dissimuler un défaut" ou pour "remédier à" ses besoins énergétiques. L’auteur aurait dû écrire "pour subvenir à ses besoins énergétiques".

Même si  le verbe pallier avait été utilisé dans le bon sens,l’auteur a commis  une deuxième faute,de syntaxe cette fois.Il a écrit "pallier à".Le verbe est transitif.Comme les citations de Cocteau ou de Simone de Beauvoir le montrent, on pallie quelque chose et non pas à quelque chose.M.Picard aurait dû écrire:"pour pallier son manque d’énergie".

La quinte musicale par Ionel Petroi

Après nous avoir éclairé sur la tierce majeure ou mineure,le compositeur-pianiste Ionel Petroi décode les mystères de la quinte en musique :

« Pour ceux qui ont lu l’article sur la « tierce », la « quinte » n’est qu’une suite sur « l’intervalle musical ».

Tout intervalle en musique est la distance entre deux notes. Ces deux notes peuvent être jouées séparément ou ensemble.

Si la « tierce » est la distance de trois notes, la « quinte » est la distance de cinq notes.

La « tierce » est la « quinte » sont la base de la musique classique (d’un accord majeur ou mineur).

L’exemple musical de cette « quinte » est le début du poème symphonique « Ainsi parlait Zarathoustra » du compositeur Richard Strauss. Cette musique est très connu aujourd’hui grâce au film « L’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick.

Je suggère aux lecteurs de cet article d’écouter le poème symphonique « Ainsi parlait Zarathoustra ».

Nous avons trois type de quinte : juste, diminuée est augmentée.

Le début du poème symphonique « Ainsi parlait Zarathoustra » commence par une « quinte juste» (les deux notes sont DO et SOL).

La  « quinte diminuée » et « quinte augmentée »  se trouvent plus souvent dans la musique du 20ème siècle.

Au-delà de cette explication musicale, la quinte juste, diminuée ou augmentée provoque en nous des sentiments très différents.

La « quinte parfaite » peut nous rendre gai ou triste (ça dépend de si elle se trouve dans dans un accord majeur ou mineur).

La « quinte diminuée » peut nous rendre inquiet (avec une tierce mineure dans un accord diminué) !

La « quinte augmentée » peut nous rendre très instable (avec une tierce majeure dans un accord augmenté) !

Cette quinte est donc bien une quinte relative ! »

New York, le 5 Mai 2009-Ionel Petroi,Compositeur-Pianiste

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