French influence in Korea?

The recent publication of Robert Cohen’s book « Turning Around a Bank in Korea: A Business and Cultural Challenge » got me thinking. Here was a Frenchman, who after a distinguished 25-year career at the old Credit Lyonnais (now Calyon after some Executive Life troubles that got it absorbed by France’s « Green Bank », Caisse Nationale du Crédit Agricole), including 10 years as CEO of Crédit Lyonnais -Americas and a 3-year stint as vice-chairman of Republic National Bank under the late Mr. Safra took on the challenge of becoming the CEO of Korea’s largest bank, Korea First Bank with a mandate to turn it around. His slim volume is interesting on several levels: what  cultural and business challenges did he face, and how did he meet them, running a bank when you do not speak the language, a bank where women with PhD’s in economics are bank tellers ,a society in which seniority and age are possibly even more important than in Japan, a country where unions demonstrate by banging on drums for hours on end in the outer office of the CEO, a culture where his wife was expected to address him in Korean as Your Excellency ( I suspect he did not object too strenuously, when in Seoul…),a country where 15-or 30-year fixed rate mortgages were unknown because people only took out 3-to 5- year floating rate mortgages, where people spend fortunes on credit cards and do not use cheques. Such were his challenges and meet them well and truly he did. Not only was he able to turn around the bank and make a big pile for the private equity fund that had bought the basically bankrupt bank from the Korean Government after the 1997 Asian crisis by reselling the bank to Standard Chartered but he was the first to break the glass ceiling for Korean women when he promoted a woman to the post of senior vice president, something that had never been done before in Korea. Not at all a bad record for 4 years in Korea.

Was Robert Cohen the first Frenchman to exert such an influence in Korea? Important though his accomplishments may be, another Frenchman, General Legendre, blazed the trail 100 years before him. While Mr. Cohen fought with unions, General Legendre fought for the Union. Charles Legendre, born in 1830, was educated at the College Royal at Rheims and graduated from the Sorbonne. He met the daughter of a New York lawyer, Clara Mulock, married her in Brussels, moved to the United States and became a citizen. When the War Between the States started in 1861 he enlisted in the 51st NY Volunteers, Infantry. He served with distinction , was badly wounded at the battle of New Bern, North Carolina on 14 March 1862, « a ball injuring both the corner of the jaw and the spinal process. » Legendre was cited for displaying « most conspicuous courage until he fell wounded. »Later, serving under General Grant at the Second Battle of Wilderness he lost his left eye and the bridge of his nose. That did not prevent him from directing the defense of Annapolis from his hospital bed against Robert E. Lee’s last raid. He was given the title of brevet brigadier-general upon being honorably discharged and was soon appointed US consul to Amoy in China (1866-1872).

After a difference of opinions with the American minister in Beijing, Legendre resigned from the US Foreign Service to enter the Foreign Service of the Emperor of Japan. For his role in averting a war between Japan and China over Formosa, the Emperor made him the first recipient of the newly created Order of the Rising Sun. After spending 18 years in Japan, Legendre was called by the King of Korea in 1890 to become Vice President of the Home Office of Korea and adviser to the Household Department of the King. He died of apoplexy in 1899.It is hard for us today, used as we are to living and working in a global village, what it must have represented for such a man as General Legendre to go to Korea, a country about which not much was known at the time, and become one of the most influential people after the King!

Two very different destinies for two men of French origin who, 100 years apart, by happenstance, found themselves exerting a significant influence over Korean affairs. History: plus ça change plus c’est la même chose.

François Guizot (1787-1874)

Canal Académie nous propose une émission sur François Guizot par l’historien Laurent Theis ,auteur d’une biographie de Guizot .Dans cette émission ,il fait ressortir les trois passions , l’enseignement, l’histoire et la religion,d’un homme ayant vécu de la Révolution à la Troisième République et qui  était membre de trois académies : française, des inscriptions et belles-lettres, des sciences morales et politiques.Pour écouter cette émission cliquez sur le lien: http://www.canalacademie.com/Francois-Guizot.html

Le bon usage: « trilliards » « trillions » et autres anglicismes

Récemment, mon ami Philippe O’Logue assistait à une réunion du Cercle des Cadres Expatriés, tenue, me disait-il, comme à l’accoutumée dans un grand restaurant de New York. Franco-américain, vivant dans un milieu anglophone, Phil a toujours veillé à ne pas mélanger les deux langues. Contrarié par ce qu’il décelait être soit des fautes de français soit tout simplement des anglicismes résultant de la paresse des locuteurs, il m’a soumis une liste de « perles » pour commentaires.

Trilliards

La crise actuelle nous oblige à jongler avec des sommes défiant l’entendement. Plusieurs intervenants, pour signifier « mille milliards » soit « trillion » au sens américain (trillion=1000 billions) ont utilisé le vocable  » trilliard ».Est-ce une faute? Oui sans doute aucun: le mot n’existe pas dans notre langue dans ce sens. Face à une difficulté linguistique, ces intervenants ont crée un néologisme par  emprunt  et dérivation provenant de l’anglais: pour calquer la progression américaine de « million «  à « billion » et à « trillion », ils ont allègrement progressé de « million » et « milliard » à « trilliard ».Notons que le mot « billion » pour signifier « milliard » est parfaitement accepté selon Le Trésor de la langue française .

L’usage du  mot « trillion » pour  signifier « mille milliards » a été également relevé, en particulier dans la bouche d’un expert financier français. Malheureusement, cet emploi n’est plus permis depuis 1948.Auparavant, quoique vieilli, le sens de « trillion » était « mille milliards« . Ainsi, le Capitaine Haddock dans Le Trésor de Rackham le Rouge aurait fort bien pu s’exclamer « un trillion de sabords » au lieu de  » mille millions de mille sabords » mais l’effet n’eût pas été le même! Cependant, depuis la IXe Conférence générale des Poids et Mesures, réunie à Paris en 1948, le mot « trillion » pour les pays européens doit être utilisé dans le sens de  » un milliard de milliards «  soit  10 puissance 18.C’est la définition reprise par Le Robert.Il faut donc employer l’expression « mille milliards » pour traduire le « trillion » américain. On est donc en droit de se poser la question lorsqu’un journal, ou un locuteur, francophone utilise le mot  » trillion «  du sens voulu par l’auteur ou par le locuteur. Ceci est d’autant plus vrai que selon la même Conférence le mot « trilliard« ,certes d’un usage rare, doit signifier une quantité égale à 10 puissance 21 soit « mille millards de milliards »!Dans la même échelle,adoptée par le Royaume-Uni,le mot « billion » réfère à une quantité égale à 10 puissance 12 soit égale au « trillion  » américain. Une autre illustration de l’observation de G.B.Shaw : »England and America are two countries separated by a common language. »

Dans les vicissitudes de la crise, nous ne pouvons qu’être soulagés que les « trillions »  engloutis pour la rescousse de certaines sociétés n’aient pas eu le sens du Robert!

Compensation et rémunération

Phil nota qu’un intervenant, explicant comment la crise touchait les cabinets d’avocats, déclara que « la compensation des associés » avait subi une diminution. Il ne faut pas confondre « compensation » en anglais qui signifie « rémunération » et « compensation » en français qui veut dire  » rétablir l’équilibre entre deux choses complémentaires ou antagoniste » ou, en droit et en finance, « annulation réciproque de créances, jusqu’a concurrence de la plus faible, lorsque les deux personnes sont respectivement débitrices et créancières l’une de l’autre ».

Autres « perles »

Phil nota quelques expressions qui, selon lui (et selon moi) relevaient de la paresse: « ma société termine l’année flat », « on a vu un shift », « nous vendons des produits qui ne sont pas inexpensive » ou encore, ô comble, « mon core business était down ».Il y a de quoi rester pantois devant un tel  laisser-aller qui témoigne d’une imprécision croissante de la langue, voire de la pensée. Ceci est d’autant plus regrettable que l’éminence du français comme langue diplomatique et culturelle provenait de la précision de l’expression que l’on pouvait attendre d’elle.

When Bonus Contracts Can Be Broken

Amid all the otherwise legitimate furor over the A.I.G. bonuses,it is refreshing ,and useful,to see the contract law framework for a good legal analysis set out by well regarded law professors such as Charles Fried of Harvard :see When Bonus Contracts Can Be Broken

Contracts Now Seen as Being Rewritable

For an update on the debate on the ability to rewrite employment contracts after signature see the NYT article by Walsh and Glater

Vente Bergé/YSL : La folle histoire des bronzes chinois

Le marché de l’art n’a pas fini de défrayer la chronique judiciaire. Cette fois-ci, le commentaire de Thibault de Ravel d’Esclapon porte sur les conséquences du défaut de paiement par un acheteur à la vente aux enchères de la collection Bergé et sur les tentative du gouvernement chinois d’obtenir par la voie judiciaire le retour d’œuvres -deux têtes en bronze-dérobées en 1860 lors du sac du Palais d’Eté à Pékin.

http://blog.dalloz.fr/blogdalloz/2009/03/vente-berg%C3%A9ysl-la-folle-histoire-des-bronzes-chinois.html

islamIslam needs to prove it’s a religion of peace

The editorial by Tawfik Hamid in the Wall Street Journal deserves serious consideration for the questions it raises.Like Mr Hamid one cannot help but be disappointed by the British denial of an entry visa to Mr Geert Wilders,the member of the Dutch parliament whose film « Fitna » caused an uproar in circles where criticism of Islam is not regarded as politically correct.This uproar reminds me of that met by Sylvain Gouguenheim ,the highly respected professor of medieval history at Ecole Normale superieure -Lyon,for his book  « Aristote au Mont Saint Michel.Les racines grecques de l’Europe chretienne » a remarkable piece of scholarship .

Interested readers will find much to think about in Christoph Luxenberg’s The Syro-Aramaic Reading Of The Koran: a contribution to the decoding of the language of the Qur’an (2007).Luxenberg,a German philologist specializing in semitic languages took to writing under a pseudonym because he was afraid of suffering from the same fate as Suleiman Bashear a scholar at Al-Nadja University in Nablus who was thrown out of a window by Muslim extremists for professing the same theories as Professor Luxenberg.

Similarly,Hellenism in Byzantium (2008) by Anthony Kaldellis  ,Dimitri Gutas’Greek Wisdom Literature in Arabic Translation (1975 ) and Hellenic Philosophy:Origin and Character (2006) by Christos Evangeliou,are « musts ».

Chronique d’un pharaon en justice : dernier acte pour Sésostris III

Pour comprendre les  difficultés de provenance et d’authenticité que peuvent rencontrer les collectionneurs, particulièrement lorsqu’il s’agit d’œuvres de la Haute Egypte lisez :Thibault de Ravel d’Esclapon